Voiture ancienne decapotable anglaise : le guide des cabriolets mythiques à acheter
La voiture ancienne décapotable anglaise s’achète via des annonces spécialisées, de la Triumph à l’Austin-Healey.
- 142 annonces de cabriolet anglais sur leboncoin.
- Fourchettes de 3 000 € à 53 000 € selon le modèle.
- Privilégier un modèle déjà immatriculé en France.
- Inspecter planchers, bas de caisse et passages de roues.
- Exiger factures d’entretien et kilométrage documenté.
- Faire relire l’annonce par un membre de club.
Annonces de cabriolets anglais anciens à vendre
Le marché de l’annonce est le point de départ naturel de toute recherche. Une plateforme généraliste comme leboncoin concentre à elle seule 142 annonces de cabriolet anglais, un volume qui témoigne de la vitalité de ce segment en France. À côté de ce géant, des sites plus spécialisés comme Motorlegend proposent leur propre sélection de voitures anglaises d’occasion, avec des fiches souvent plus détaillées.
- Plateformes spécialisées : Motorlegend, annuaires de clubs, forums de marque
- Fourchettes constatées : de 3 000 € pour une berline Triumph à plus de 53 000 € pour une Austin-Healey
- Importation : privilégier les modèles déjà immatriculés en France pour éviter les démarches de carte grise
- Carrosserie : inspecter planchers, bas de caisse et passages de roues, zones sensibles à la corrosion
- Historique : exiger factures d’entretien et kilométrage documenté avant tout déplacement
Lire une annonce sans se tromper
Un prix très bas doit toujours alerter. Une Triumph Dolomite Sprint de 1976 affichée à 3 000 € en Haute-Garonne, avec seulement 10 km au compteur, sort clairement du cadre d’une vente classique et mérite un examen attentif du vendeur comme du véhicule.
À l’opposé, une Austin-Healey 3000 Mk2 BJ7 de 1963 proposée à 53 000 € dans l’Isère avec 43 000 km s’inscrit dans les tarifs du segment haut de gamme. Ce type d’annonce exige un dossier complet : factures, photos du châssis, historique des restaurations.
Le réflexe de la contre-visite
Avant de conclure, faites relire l’annonce par un membre de club ou un spécialiste de la marque. Leur œil repère les incohérences qu’un acheteur seul laisse passer, notamment sur les numéros de série et la conformité des pièces.
Jaguar Type E cabriolet

Design et héritage de la Type E
Difficile de parler de cabriolet anglais sans évoquer la Jaguar Type E. Présentée comme l’une des plus belles autos jamais dessinées, elle a marqué durablement l’histoire du roadster britannique par ses lignes longues, son capot interminable et ses phares carénés. Dans sa version décapotable, elle combine l’élégance d’un coupé et la liberté d’un cabriolet, ce qui en fait l’un des modèles les plus recherchés par les collectionneurs.
Sa mécanique, un six cylindres en ligne associé à une boîte manuelle ou automatique selon les versions, offre des performances encore respectables. C’est aussi ce qui explique sa cote élevée sur le marché de la voiture de collection, bien au-dessus de la moyenne des cabriolets anglais de la même époque.
Points de vigilance avant achat
Face à cette cote élevée, certains collectionneurs se tournent vers des alternatives plus abordables, notamment du côté des modèles italiens iconiques, dont les petites Fiat et les Alfa Romeo de la même époque restent souvent plus accessibles.
La Type E reste une voiture exigeante à inspecter. Sa structure monocoque et sa carrosserie fine supportent mal les années d’humidité, et certaines pièces sont devenues rares ou coûteuses à remplacer. Mieux vaut donc s’entourer d’un spécialiste avant de signer.
- Rouille bas de caisse : point critique, une corrosion perforante peut ruiner la valeur.
- État capote souple : vérifier usure, coutures et mécanisme de repliage.
- Numéros moteur concordants : un moteur non d’origine fait chuter la cote.
Austin-Healey 3000 cabriolet
| Millésime | Kilométrage | Prix observé | Localisation |
|---|---|---|---|
| 1963 (Mk2 BJ7) | 43 000 km | 53 000 € | Isère |
L’Austin-Healey 3000 incarne la transition entre le roadster sportif brut des années 1950 et une voiture plus civilisée, pensée pour de longues distances. La BJ7 reprend le six cylindres en ligne et son couple généreux, mais troque les côtés ouverts contre une capote efficace et des vitres descendantes.
Cette évolution change tout au quotidien. On peut désormais rouler décapoté l’été et affronter l’hiver sans craindre l’excès d’eau dans l’habitacle, ce qui explique en partie la cote solide de ce millésime sur le marché.
L’état du châssis reste déterminant. Un exemplaire comme la BJ7 de 1963 affichée à 53 000 € dans l’Isère, avec seulement 43 000 km au compteur, se situe dans la fourchette haute des transactions récentes. Ce positionnement s’explique par la rareté des BJ7 et surtout par son état de conservation.
Avant de sortir le chéquier, quelques réflexes sauvent de gros ennuis. Le prix ci-dessus reste une référence pour estimer une offre, mais il ne dispense jamais d’un examen direct.
Contrôles indispensables avant achat
- Corrosion de caisse : planchers, passages de roues et bas de caisse à scruter
- Châssis : longerons et brancards, réparation souvent coûteuse
- Mécanique : joint de culasse, pression d’huile, boîte avec overdrive
- Numéros : concordance moteur, châssis et carte grise
- Capote : armature, tension et étanchéité à vérifier sous la pluie
Un dossier de factures détaillé vaut souvent plus qu’un kilométrage faible. Sur ce modèle, l’historique d’entretien fait la différence entre une belle opportunité et un chantier à coût imprévisible.
MGB cabriolet
Deux exemples d’annonces récentes
Le marché de la MGB cabriolet reste l’un des plus accessibles parmi les cabriolets anglais anciens. Deux annonces récentes donnent un bon aperçu des prix pratiqués selon le millésime et l’état.
- MGB 1974 vert anglais : environ 22 000 €
- MGB 1970 rouge : affichée à 18 990 €
Ces deux exemplaires présentaient des roues à rayons, des pare-chocs chromés et un état général jugé excellent. L’écart de prix s’explique surtout par le millésime, la motorisation et la qualité de la restauration.
Ce qui distingue une MGB saine
Avant tout achat, inspectez la structure de caisse : bas de caisse, planchers, passages de roues et supports de ressorts sont les points sensibles. Une MGB saine affiche des jeux de portes réguliers et des lignes de carrosserie alignées.
Le moteur série B est réputé robuste, mais vérifiez la pression d’huile à chaud et l’absence de fumée bleue à l’échappement. Côté mécanique, une boîte à overdrive fonctionnelle constitue un vrai plus pour le confort sur route.
Privilégiez enfin un exemplaire avec un historique d’entretien documenté, factures et anciens contrôles techniques à l’appui. Une voiture suivie vaut souvent mieux qu’un prix d’appel trop bas, source de frais imprévus.
Triumph TR6 et Midget
Les Triumph TR6 et Midget occupent une place à part dans le paysage des cabriolets anglais anciens. Ces deux roadsters visent des usages très différents, mais partagent un atout majeur : une mécanique simple et un réseau de passionnés particulièrement dense en France.
Dans les petites annonces, on trouve régulièrement des Triumph Dolomite Sprint à des tarifs très accessibles. Un exemplaire de 1976 affiché à 3 000 € en Haute-Garonne illustre bien cette tendance. Attention toutefois, la Dolomite est une berline, pas un cabriolet.
Ce qui distingue chaque modèle
- TR6 six cylindres coupleux : idéal pour les longues distances, caractère typiquement britannique
- Midget petit gabarit agile : parfait pour les routes sinueuses et les balades urbaines
- Dolomite Sprint 3 000 € : exemple de Triumph abordable, mais carrosserie fermée
- Réseau club France actif : entraide technique, sorties et conseils d’achat précieux
- Prix pièces modérés : refabrication largement disponible pour ces deux roadsters
Le TR6 séduit par son six cylindres souple et son couple généreux à bas régime. Sa ligne signée Karmann vieillit remarquablement bien. Le Midget, lui, mise sur la légèreté et un comportement vivant.
Côté budget, ces Triumph restent parmi les cabriolets anglais les plus accessibles à l’entretien. Les pièces de refroidissement et les éléments de freinage se trouvent facilement, souvent à prix doux.
Avant achat, vérifiez la corrosion des bas de caisse et des passages de roues. Sur le Midget, contrôlez aussi le jeu des suspensions avant. Un essai sur route bosselée révèle vite l’état du châssis.
Morgan 4/4
Difficile d’évoquer le cabriolet anglais ancien sans citer la Morgan 4/4. Produite de façon quasi continue depuis 1936, elle conserve une particularité qui fascine les puristes : un châssis en frêne habillé de panneaux d’aluminium. Chaque exemplaire est assemblé à la main dans le Worcestershire, ce qui explique des délais de livraison parfois longs pour une voiture neuve.
Sur le marché de l’occasion, la 4/4 se négocie à des niveaux très variables selon la génération, la motorisation et l’état de la carrosserie. Un exemplaire restauré avec soin peut dépasser largement le prix d’une MGB cabriolet en excellent état, tandis qu’un modèle à rafraîchir reste accessible aux bricoleurs avertis.
Le point sensible reste le châssis bois : il faut vérifier l’absence de pourriture dans les longerons et les passages de roues. Un contrôle approfondi sur pont élévateur, idéalement accompagné d’un spécialiste, évite bien des déconvenues sur ce cabriolet intemporel au charme inimitable.
